L'avocat Louis Delavoie Durand (1888-1965) fut le fondateur du journal L'Éveil de Trois-Rivières (1918) et le président de l'Association du IIIe Centenaire de Trois-Rivières (1934).
Fils de Joseph-Louis Durand et de Louise Beaufort-Brunelle, Louis Delavoie Durand naquit à Trois-Rivières le 29 décembre 1888. Il fit ses études à l'école Sainte-Ursule de Trois-Rivières, au Collège Sacré-Cœur d'Arthabaska, au Séminaire Saint-Joseph de Trois-Rivières, au Collège Saint-Dunstan de Charlottetown (Île-du-Prince- Édouard) et à l'Université Laval de Montréal. Diplômé en droit, il fut admis au Barreau du Québec le 12 janvier 1915.Louis D. Durand fut d'abord journaliste au journal Le Devoir et au Nationaliste pendant deux ans et demi. Associé à d'autres avocats durant un temps, il ouvrit ensuite son propre bureau en 1918, bureau qu'il partagea ponctuellement entre 1925 et 1931. En 1918, il fonda le journal L'Éveil et le dirigea jusqu'en 1921, en plus d'écrire pour d'autres périodiques tels la Revue trimestrielle de Montréal ou L'Assaut de Paris. Candidat conservateur à l'élection fédérale de 1930, il fut défait et connut le même sort comme candidat du Parti de la Reconstruction ou Restauration économique à l'élection de 1935. Enfin, sur la scène municipale, il tenta en vain de se faire élire à la mairie de Trois-Rivières en 1937.
Au cours de sa carrière, Louis D. Durand prononça plusieurs conférences sur l'histoire nationale et l'esprit civique, tant à Montréal, qu'à Ottawa et dans la région trifluvienne. Il publia quelques ouvrages dont Paresseux, ignorants, arriérés (1955) et Laborieux, diligents et débrouillards (1959), tous deux aux Éditions du Bien public. Il prit une part active dans la préparation des fêtes entourant le 300e anniversaire de fondation de Trois-Rivières (1934) et fut même président de l'Association du Troisième Centenaire des Trois-Rivières. Il fut également membre du Cercle universitaire de Montréal, membre de la Société d'histoire régionale des Trois-Rivières et décoré de l'Étoile noire du Bénin par la France.
Louis D. Durand mourut accidentellement à Trois-Rivières le 12 janvier 1965.
