Voir aussi Antoine POLETTE, Rue Antoine-Polette
La maison sise au 197 rue Bonaventure, connue - peut-être par erreur - sous le nom de maison Polette, s'inscrit dans le courant architectural néo-classique. Le traitement du porche avant et les références à l'architecture gothique dans les boiseries des fenêtres permettent de justifier ce rapprochement stylistique et de situer la construction de cette maison au début du XXe siècle.
L'intérêt de cette demeure réside particulièrement dans l'intégrité de sa volumétrie et de ses ornements. En effet, l'imposant carré recouvert de pierre à moellons n'a subi aucune transformation. Ses trois saillies sont originales et traduisent une certaine volonté d'ouvrir la maison sur la nature: il s'agit d'abord du porche classique ouvert sur la façade avant, ensuite du porche ouvert à forme arrondie, appliqué contre l'entrée secondaire sur la façade latérale gauche et, finalement, d'une terrasse située à l'arrière de la demeure qu'on devine à peine à partir de la rue. Ces espaces aménagés à l'extérieur sont tous supportés par des colonnes doubles à chapiteaux ioniques et possèdent une corniche néo-classique qui varie d'une à l'autre. Les fenêtres d'origine sont magnifiques et contribuent de toute évidence au charme de la demeure: il s'agit d'ouvertures à battants surmontées d'une imposte à boiseries ornementales de forme néo-gothique. Des lucarnes pendantes d'importantes dimensions de même que deux souches de cheminée couronnent la toiture. Cependant, la couverture de cette dernière a été remplacée par du bardeau d'asphalte. Il s'agit de la seule altération notable apportée à cette demeure.
Cette maison, qui sert aujourd'hui de gîte du passant, a conservé l'authenticité, le charme et la noblesse de son époque. Son architecture, teintée d'éclectique et de pittoresque évoque admirablement bien l'architecture des demeures urbaines à la recherche d'un contact privilégié avec la nature.
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Le nom de « maison Polette », que l'on attribue à cette résidence, fait référence à Antoine Polette qui fut le deuxième maire de Trois-Rivières (1846-1853) et qui fut aussi député de Trois-Rivières (1848-1857), juge de la Cour supérieure à Trois-Rivières, membre du conseil d'administration de la Société d'éducation de Trois-Rivières et président-fondateur (1852) du Mechanic's Institute de Trois-Rivières, connu sous le nom français d'Institut des artisans. Cependant, Polette ne l'aurait pas habité lui-même adevenant le cas où cette maison aurait été construite au vdébut du XXe siècle.
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Jacques Bureau demeura, durant un temps, dans cette maison.