Paroisse Sainte-Marie-Madeleine

Voir aussi Église Sainte-Marie-Madeleine

La paroisse Sainte-Marie-Madeleine a été érigée canoniquement le 30 octobre 1678. Son territoire faisait alors partie de la seigneurie du Cap-de-la-Madeleine (érigée en municipalité de paroisse du Cap-de-la-Madeleine en 1845, puis en Ville de Cap-de-la-Madeleine en 1918).

Le 3 mars 1722, une ordonnance royale fixa les limites de la paroisse civile du Cap-de-la-Madeleine.

Le territoire de la paroisse Sainte-Marie-Madeleine fut amputé au profit de la paroisse Saint-Maurice le 11 mai 1841, puis au profit de la paroisse Sainte-Famille le 5 novembre 1918.

Le 5 mars 2005, deux communautés locales - Saint-Lazare et Saint-Gabriel-Archange - de l'ancienne ville de Cap-de-la-Madeleine ont été regroupées avec celle de la paroisse Sainte-Marie-Madeleine (décret canonique signé par Mgr Martin Veillette le 21 novembre 2004).

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SAINTE MARIE-MADELEINE
Pénitente
(Ier siècle)

Marie Madeleine, soeur de Marthe et de Lazare, était d'une famille distinguée de Béthanie. Après la mort de ses parents, Marie avait reçu en héritage le château de Magdala, en Galilée, d'où lui vint le surnom de Madeleine, et elle y vivait dans le luxe et les plaisirs au point qu'elle devint le scandale de toute la Galilée, et qu'on ne la connut bientôt que sous le nom de la Pécheresse. En punition de ses débordements, elle fut possédée du démon jusqu'au jour où le Sauveur, lui remettant ses péchés, la délivra de la domination de Satan.

Dieu avait fait naître en ce coeur coupable le désir de voir Jésus; ce désir devait être son salut, car le Sauveur voulait donner en Madeleine un exemple frappant de Sa miséricorde infinie en même temps que de la plus parfaite pénitence. C'est elle qui, ayant un jour suivi le Seigneur chez Simon le Pharisien, versa sur les pieds de Jésus un vase de parfum précieux, les arrosa de ses larmes et les essuya avec ses cheveux, et qui entendit ensuite cette parole:
"Beaucoup de péchés lui sont pardonnés, parce qu'elle a beaucoup aimé."

Nous la rencontrons, depuis lors, très souvent dans l'Évangile; elle contemple Jésus et L'écoute, dans la maison de Béthanie, pendant que sa soeur Marthe s'occupe seule du service de la maison: "Marie, dit le Sauveur, a choisi la meilleure part." Une autre fois, dans les derniers jours de sa vie, Jésus voit Madeleine répandre un parfum délicieux sur cette tête divine qui bientôt sera couronnée d'épines. Elle accompagne le Sauveur au sommet du Calvaire, assiste à Sa mort et à Sa sépulture, et bientôt reçoit l'une des premières visites du Christ ressuscité: "Marie!" S'écrie le Sauveur. Et Marie, reconnaissant Jésus, Lui répond dans une effusion d'amour: "O mon Maître!"

Peu après, les Juifs endurcis, fatigués de ses exhortations et de celles de Marthe et de Lazare, les exposèrent sur la mer par une tempête, dans une pauvre barque sans rames ni voiles. La nacelle voguait à la garde de Dieu, et vint aborder, après quelques jours, au rivage de Marseille. Les pieux disciples du Christ firent là de nombreuses conquêtes.

Quant à Madeleine, elle s'enfonça dans les montagnes sauvages et solitaires et fut transportée par les anges dans une grotte appelée depuis la Sainte-Baume, où elle mena une vie plus angélique qu'humaine, favorisée des grâces les plus merveilleuses, ne vivant que de la Sainte Communion, soupirant et versant des larmes de pénitence et d'amour.

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.

Date30 octobre 1678
CollectionEncyclopédie Trifluviana
SourceDaniel Robert, Fichier d'accès rapide à l'histoire, Société de conservation et d'animation du patrimoine de Trois-Rivières. P.E. BRETON, Cap-de-la-Madeleine, Cité mystique de Marie, Trois-Rivières, [s.é.], 1937, 213 pages. L'Hebdo-Journal (Trois-Rivières), 4 décembre 2004, p. 30. Maurice LORANGER, Aperçu historique de la paroisse Sainte-Marie-Madeleine du Cap-de-la-Madeleine à l'occasion du tricentenaire de son érection canonique, Cap-de-la-Madeleine, [s.é.], 1978, 112 pages. Maurice LORANGER, Histoire de Cap-de-la-Madeleine, 1651-1986, [Ville de Cap-de-la-Madeleine], 1987, 337 pages. Maurice LORANGER, La chronique madelinoise, 1651-2001 [et] Les maires de Cap-de-la-Madeleine, Ville de Cap-de-la-Madeleine, 2001, 103 pages. Maurice LORANGER, 125 ans de régime municipal au Cap-de-la-Madeleine, Société d'histoire du Cap-de-la-Madeleine, 1981, 66 pages. Georges PANNETON et Antonio MAGNAN, Le diocèse de Trois-Rivières, 1962, Trois-Rivières, Éditions du Bien public, 1962, 513 pages. Jean ROY, Daniel ROBERT et Louise VERREAULT-ROY, Les populations municipales et paroissiales de la Mauricie. Dossier statistique: 1850-1971, Publication du Groupe de recherche sur la Mauricie, Cahier no 3, Université du Québec à Trois-Rivières, 1980, 236 pages.

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