Paroisse Sainte-Thérèse-de-l’Enfant-Jésus de Trois-Rivières

Voir aussi Église Sainte-Thérèse-de-l'Enfant-Jésus, Communauté locale Sainte-Thérèse-de-l'Enfant-Jésus, École Sainte-Thérèse de Trois-Rivières

La mission Sainte-Thérèse-de-l'Enfant-Jésus de Trois-Rivières (fondée en 1939) fut érigée canoniquement en paroisse le 7 octobre 1966 et supprimée le 9 avril 2002 (décret canonique de Mgr Martin Veillette signé le 9 janvier 2002). La communauté locale Sainte-Thérèse-de-l'Enfant-Jésus et son territoire furent alors rattachés à la nouvelle paroisse Saint-Vincent-de-Paul, avec les communautés locales et territoires des anciennes paroisses Saint-Jean-Baptiste-de-la-Salle, Saint-Laurent et Saint-Michel-des-Forges. Les registres paroissiaux sont conservés au 4805, boul. Chanoine-Moreau (ancien presbytère de la paroisse Sainte-Thérèse-de-l'Enfant-Jésus).

* * *

La mission Sainte-Thérèse fut organisée en 1939 alors que le chanoine Joseph Désilets, supérieur du Séminaire Saint-Joseph, fut nommé desservant d'une vingtaine de familles établies le long du chemin des Forges. L'année suivante, la Commission scolaire de la paroisse de Trois-Rivières permit au desservant d'aménager une modeste chapelle dans le sous-sol de l'école no 7 (école Sainte-Thérèse), nouvellement bâtie sur le chemin des Forges, entre les 3e et 4e rues (plus tard, cette école fut démolie et le terrain servit pour la construction du poste de police no 3). Mais, 14 ans plus tard, la Commission scolaire remit l'usage du sous-sol à la direction de l'école qui désirait répondre aux besoins d'un nombre croissant d'élèves.

La mission comptait alors une centaine de familles. La construction d'un édifice destiné à servir exclusivement de lieu cultuel était impérative. Les travaux commencèrent le 15 mai 1954 et furent achevés le 15 août suivant. La chapelle, érigée sur un terrain de la 7e rue et mesurant 450 pieds sur 350, reçut la bénédiction épiscopale de l'évêque de Trois-Rivières, Mgr Georges-Léon Pelletier, le 10 octobre 1954.

Mais il fallut attendre jusqu'au 16 juillet 1959 pour que la mission Sainte-Thérèse-de-l'Enfant-Jésus fusse érigée canoniquement, en même temps que la mission Notre-Dame-de-la-Paix.

Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus (1873-1897), Carmélite canonisée en 1925, avait été déclarée patronne des missions le 14 décembre 1927, patronne de la Russie le 19 août 1929 et patronne secondaire de la France le 3 mai 1944. On dit que le choix de ce patronyme trouve son origine dans le don d'une petite statue de la sainte par une paroissienne en 1940.

Enfin, ce n'est que le 7 octobre 1966 que la mission fut érigée canoniquement en paroisse; le desservant, l'abbé Bernardin Auger, en devint le premier curé. Quant au presbytère, il a été construit en 1965.

En juillet 1972, les Filles de Jésus quittèrent leur résidence de l'école Sainte-Thérèse pour aller s'installer dans un logement de la rue Chanoine-Moreau. Les religieuses abandonnèrent leur mission d'éducatrices dans cette paroisse en 1975.

Date7 octobre 1966
CollectionEncyclopédie Trifluviana
SourceDaniel Robert, Fichier d'accès rapide à l'histoire, Société de conservation et d'animation du patrimoine de Trois-Rivières. Calendrier-souvenir du 25e anniversaire (1954-1979) de la paroisse Sainte-Thérèse-de-l'Enfant-Jésus. Carnet du patrimoine (bulletin de liaison de la Société de conservation et d'animation du patrimoine de Trois-Rivières), no 46, janvier 2002, p. 3. L'Hebdo-Journal, 19 janvier 2002, p. 12. Daniel ROBERT, "Les petites écoles à Trois-Rivières, XVIIe-XXe siècles", dans: Patrimoine trifluvien (bulletin annuel d'histoire de la Société de conservation et d'animation du patrimoine de Trois-Rivières), no 5, avril 1995, p. 8. Daniel ROBERT, "Le patrimoine religieux de Trois-Rivières - Les établissements paroissiaux", dans: Patrimoine trifluvien (bulletin annuel d'histoire de la Société de conservation et d'animation du patrimoine de Trois-Rivières), no 8, juin 1998, p. 13. Jean ROY, Daniel ROBERT et Louise VERREAULT-ROY, Les populations municipales et paroissiales de la Mauricie. Dossier statistique: 1850-1971, Publication du Groupe de recherche sur la Mauricie, cahier no 3, Université du Québec à Trois-Rivières, 1980, 236 pages.

Poster le commentaire