Rue Saint-Benoît

La rue Saint-Benoît est une voie de communication de Trois-Rivières, dans le quartier Sainte-Cécile. En 1870, les Ursulines firent allonger la façade de leur monastère par la construction d'une aile à étage mansardé. Le nouvel édifice, appelé aile Saint-Joseph, est érigé au nord-est, devant l'édifice du pensionnat de 1836. Abouté à l'aile de l'hôpital d'un côté, il jouxtait la rue Sainte-Hélène de l'autre. Ainsi, quoique leur domaine s'étendait profondément à l'arrière du monastère, les religieuses commencèrent à se sentir un peu à l'étroit, coincées entre la maison Hertel de la Fresnière au sud-ouest et la rue Sainte-Hélène au nord-est. Les habitations de bois de cette rue, de même que celles de la rue Saint-Benoît, représentaient une menace constante d'incendie. Il apparaissait de plus en plus opportun d'agrandir le cloître du coté nord-est pour éloigner ces petites maisons, retrouver la tranquilité et disposer, au besoin, de l'espace nécessaire à de nouvelles constructions, comme celle d'un nouveau pensionnat. En janvier 1878, les Ursulines exprimèrent clairement leur désir d'acquérir le lot 2055 "vu les inconvénients qu'il y a d'avoir des familles à la porte du pensionnat".

Tout au long de l'année 1905-1906, les Ursulines désiraient négocier avec Rémy Dufresne pour l'échange ou l'achat de son terrain et de ses deux petites maisons presque contiguës au pensionnat de brique, en prévision de la construction de leur École normale. Le 16 septembre 1904, le Conseil municipal de Trois-Rivières avait d'ailleurs tenu une séance spéciale au sujet du détournement de la rue Saint-Benoît et de ce qui restait de la rue Sainte-Hélène, au sud de la rue Saint-Charles (Hart). Les religieuses désiraient en effet acheter la partie de la rue Saint-Benoît en face des maisons Dufresne et faire dévier la rue Sainte-Hélène sur leur terrain pour la faire abouter à la rue Saint-Benoît. En fait, elles proposaient de prolonger un peu plus au nord la rue Sainte-Cécile (qui s'arrêtait alors à la rue Saint-Benoît) et de la faire tourner vers l'ouest pour aboutir à la rue Sainte-Hélène, puis de fermer le tronçon de la rue Saint-Benoît à l'ouest de la rue Sainte-Cécile. En février 1907, les religieuses tentèrent à nouveau de négocier avec Dufresne par l'intermédiaire de Napoléon Deschesnes à qui elles demandaient d'acquérir la propriété pour 2100$ et de la transporter ensuite au nom des Ursulines. Mais les négociations échouèrent. En septembre, elles se virent forcées d'accepter les exigences de Dufresne (3000$ comptant), vu qu'il leur était "impossible de continuer convenablement une École normale sans avoir cette propriété".

DateInconnue
CollectionEncyclopédie Trifluviana
SourceDaniel ROBERT, "Le domaine des Ursulines de Trois-Rivières et l'espace urbain, XVIIe-XXe siècles", dans: Patrimoine trifluvien (bulletin annuel d'histoire de la Société de conservation et d'animation du patrimoine de Trois-Rivières), no 7, juin 1997, p. 20 et 22.

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