La rue Saint-Paul est une voie de communication de Trois-Rivières.
Le tracé de l'actuelle rue Saint-Paul correspondrait à la limite entre le fief Hertel au sud-ouest et le fief Linctot (la 1ère partie de la seigneurie de Godefroy) au nord-est.
En juillet 1881, la communauté des Ursulines de Trois-Rivières demanda à la Ville de Trois-Rivières de déplacer la rue Sainte-Hélène de 60 à 70 pieds vers le nord-est, sur des terrains leur appartenant et à leurs frais si nécessaire, pour permettre la construction d'un corps de logis qui devait servir de nouveau pensionnat. Le 5 septembre 1888, soit deux ans et demi après l'inauguration du nouveau pensionnat du Sacré-Coeur (le 4 avril 1883), la Ville donna suite à la demande des religieuses: on ouvrit une nouvelle rue "sur le terrain des Ursulines de Trois-Rivières à la profondeur sud-ouest des emplacements de la ruelle Saint-Paul", sous le nom de "rue Sainte-Cécile". L'ouverture de cette rue, qui comptait 18 habitations en 1890, entraîna la disparition de la ruelle Saint-Paul et de la rue Sainte-Hélène, au nord du cloître des Ursulines. Puis, on déplaça vers l'est, d'une rangée de lots, le tracé de toutes les rues parallèles qui avaient été projetées en arrière du Séminaire: ainsi, le côté est de l'ancien tracé de la rue Sainte-Ursule devint son côté ouest, tandis que son nouveau côté est correspondait à l'ancien côté ouest de la rue Sainte-Angèle, et ainsi de suite. La nouvelle rue Sainte-Angèle fut ouverte à partir de la rue De Tonnancour au lieu de Saint-Charles (Hart), tandis que l'ancien tracé de cette rue, entre De Tonnancour et Saint-Charles, fut conservé sous le nom de Saint-Vallier. L'ancien tracé de la rue du Collège, de la rue des Champs (Laviolette) à la rue Saint-Paul, fut effacé, de même que l'ancien tracé de la rue des Ursulines (prolongement de la rue des Prisons, aujourd'hui disparue, dans le cloître du monastère), de Saint-François-Xavier jusqu'à Sainte-Cécile. On prévoyait cependant son remplacement par l'ouverture de la rue Sainte-Geneviève, de Saint-François-Xavier à Sainte-Cécile, et le prolongement des rues Saint-François-Xavier, Saint-Paul et Hertel jusqu'à la rue Saint-Maurice. Ainsi, en 1888 et 1889, les Ursulines cédèrent à la Ville plusieurs autres terrains nécessaires au déplacement des rues: une lisière à l'angle Sainte-Hélène et Saint-Charles, un terrain de la rue Sainte-Cécile et une autre lisière de 40 pieds de largeur sur 1000 pieds de longueur sur Saint-François-Xavier.
Mais en 1912, la rue Saint-Paul était encore la seule voie qui reliait les rues des Commissaires et Saint-Maurice. Plusieurs citoyens désiraient à ce moment-là le prolongement de la rue Hertel, à partir de la rue des Commissaires jusqu'aux rues Charlevoix et du Collège, ainsi que l'ouverture de rues transversales entre les rues Sainte-Geneviève et Saint-Maurice. Ainsi, disaient-ils, "les travailleurs ne seraient pas obligés de passer à travers champs pour se rendre à leur travail".