Rue Sainte-Geneviève

La rue Sainte-Geneviève est une voie de communication de Trois-Rivières, dans le quartier Sainte-Cécile.

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La vente de nombreux emplacements dans le quartier Sainte-Ursule, à partir du début du XXe siècle, amena la Ville de Trois-Rivières à ouvrir de nouvelles rues à travers les propriétés des Ursulines. La construction et l'entretien des clôtures et des trottoirs occasionnaient cependant de grosses dépenses auxquelles les religieuses ne pouvaient se soustraire. À la fin de septembre 1907, par exemple, la Ville de Trois-Rivières leur envoya une sommation:
"...vous devez construire un trottoir de première classe en front de vos
propriétés sur le côté nord-est de la rue Ferland, d'hui au 3 d'octobre prochain...",
donnant ainsi aux religieuses moins de 10 jours pour faire exécuter les travaux. Aussi les Ursulines entendaient-elles céder peu à peu leurs droits de propriété sur les nouvelles voies d'accès. C'est pourquoi en novembre suivant, par exemple, elles décidèrent de donner à la Ville le contrôle de deux tronçons projetés: celui de la rue Sainte-Ursule, de la rue des Commissaires jusqu'à la rue Sainte-Geneviève, et celui de la rue Sainte-Geneviève, à partir du manège militaire jusqu'à la rue Sainte-Cécile.

En octobre 1909, les Ursulines renouvelaient leur acceptation de novembre 1907 au sujet du prolongement de la rue Sainte-Geneviève (où elles possédaient huit lots), à partir du manège militaire jusqu'à la rue Sainte-Cécile, "vu que la partie ouverte n'a pas encore été cédée à la Corporation" municipale.
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SAINTE GENEVIÈVE
Vierge, Patronne de Paris
(422-512)

Sainte Geneviève, patronne de Paris, naquit au village de Nanterre, vers l'an 422. C'est bien dans une vie comme la sienne que l'on reconnaît la vérité et que l'on trouve la réalisation de cette parole de saint Paul: "Dieu choisit dans ce monde les instruments les plus faibles pour confondre l'orgueil et les prétentions des hommes."

Elle était âgée de sept ans quand saint Germain, évêque d'Auxerre, traversa le village de Nanterre, où elle habitait. Éclairé par une lumière divine, le Saint discerna cette modeste enfant parmi la foule accourue sur ses pas: "Béni soit, dit-il à ses parents, le jour où cette enfant vous fut donnée: Sa naissance a été saluée par les anges, et Dieu la destine à de grandes choses." Puis, s'adressant à la jeune enfant, il la confirma dans son désir de se donner tout à Dieu: "Ayez confiance, ma fille, lui dit-il, demeurez inébranlable dans votre vocation; le Seigneur vous donnera force et courage."

Depuis ce moment, Geneviève se regarda comme consacrée à Dieu; elle s'éloigna de plus en plus des jeux et des divertissements de l'enfance et se livra à tous les exercices de la piété chrétienne avec une ardeur bien au-dessus de son âge. Rarement on vit, dans une existence si humble, de si admirables vertus. Elle n'était heureuse que dans son éloignement du monde, en la compagnie de Jésus, de Marie et de son Ange gardien.

Geneviève reçut le voile à quatorze ans, des mains de l'archevêque de Paris, et, après la mort de ses parents, elle quitta Nanterre pour se retirer à Paris même, chez sa marraine, où elle vécut plus que jamais saintement. Malgré ses austérités, ses extases, ses miracles, elle devint bientôt l'objet de la haine populaire, et le démon jaloux suscita contre elle une guerre acharnée. Il fallut un nouveau passage de saint Germain de Nanterre pour rétablir sa réputation: "Cette vierge, dit-il, sera votre salut à tous."

Bientôt, en effet, le terrible Attila, surnommé le Fléau de Dieu, envahissait la France; mais Geneviève prêcha la pénitence, et, selon sa prédiction, Paris ne fut pas même assiégé. La sainte mourut à quatre-vingt-neuf ans, le 3 janvier 512. D'innombrables miracles ont été opérés par son intercession. Son tombeau est toujours entouré de vénération dans l'église de Saint-Étienne-du-Mont, à Paris. Elle est une des grandes Patronnes de la France.

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.

DateInconnue
CollectionEncyclopédie Trifluviana
SourceDaniel ROBERT, Répertoire des toponymes de Trois-Rivières, SCAP. René VERRETTE, Les rues de Trois-Rivières: leur origine et leur histoire, Trois-Rivières, Cahiers historiques no 2, 1984, 101 p. (TRI 971.445 V553r).

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