L'Union musicale de Trois-Rivières fut fondée en 1877 sous le nom de Société Sainte-Cécile. Placée sous le patronage de l'évêque de Trois-Rivières, elle avait pour mission de souligner annuellement la fête de la patronne des musiciens (le 22 novembre) à la Cathédrale de Trois-Rivières par un défilé, une grand-messe accompagnée de l'orchestre, de solistes, de choeurs et d'orgue, et une séance lyrique à la salle de l'hôtel de ville. Elle participait aussi aux célébrations liturgiques, aux mariages et funérailles.En 1881, Mgr Louis-François Laflèche substitua le nom d'Union musicale à celui de Société Sainte-Cécile. Deux ans plus tard, après la visite du père jésuite Vignon, qui favorisait plutôt l'usage du chant grégorien, l'évêque réduisit le rôle de l'Union musicale à celui d'une fanfare.À partir de 1881 et jusqu'au début des années 1960, l'Union musicale de Trois-Rivières, surnommée "le corps de musique de la Cité", participa à toutes les fêtes et manifestations publiques. Le 29 juin 1913, par exemple, elle participa au dévoilement du monument du Sacré-Coeur de Jésus, à l'angle de la rue Notre-Dame et de la place Pierre-Boucher (rue des Casernes), élevé sur le site de l'ancienne église paroissiale Immaculée-Conception de Trois-Rivières, en présence du délégué apostolique, Mgr Stagni, des évêques de Trois-Rivières et de Nicolet, Mgr Herman Brunault et Mgr François-Xavier Cloutier, de l'abbé Lionel Groulx, professeur au Séminaire de Valleyfield, du maire de Trois-Rivières, le docteur Louis-Philippe Normand, et des bataillons de zouaves de Trois-Rivières et de Sorel.En hiver, l'Union musicale de Trois-Rivières prenait part aux concerts d'opéra à l'hôtel de ville et, en été, de 1881 et jusqu'au début des années 1960, elle donnait des concerts hebdomadaires dans le parc Champlain et dans le parc Laviolette, sur le Platon. Dirigée par Fred Bellefeuille en 1888, l'Union musicale, faisait alors les délices des Trifluviens qui se massaient régulièrement autour du kiosque du parc Champlain, particulièrement aux jours de fête, comme celle de la Reine en mai. Les spectateurs pouvaient y louer une chaise pour 5 cents et s'asseoir confortablement. Il arrivait parfois que les concerts étaient donnés le soir, le jeudi ou le vendredi, à la lueur des lampes à gaz.En 1958, on tenta de fusionner l'Union musicale de Trois-Rivières et la Philharmonie De La Salle.
Henry Mathias Balcer (1828-1901) était président honoraire de l'Union musicale en 1889-1890. Le photographe Georges Héroux, clarinettiste, était président en 1938. Jacques Falardeau fut aussi président. Plusieurs membres de la famille Corbeil furent membres de l'Union musicale de Trois-Rivières: Gélasse Corbeil, son fils Antonin et ses petits-fils Gérard, Léo, Robert et Jules.La salle du marché aux denrées de Trois-Rivières, sur la rue des Forges, servait souvent à l'Union musicale qui y organisait, tous les mardis, des parties de whist au profit d'une œuvre.
