Au milieu du XIXe siècle, le Bureau d'agriculture du Bas-Canada, en collaboration avec l'Association d'agriculture et les sociétés agricoles de comté organisait des expositions agricoles et, à l'occasion, agricoles et industrielles. Celle qui se tint à Trois-Rivières en 1856, s'inscrivait dans un vaste mouvement des sociétés d'agriculture qui ont proliféré dans les années 1840. Présentes dans les comtés, elles mettaient sur pied des expositions et des concours où l'on décernait des prix et des récompenses. Le but était évidemment de montrer l'avancement de l'agriculture, d'enseigner les méthodes et les techniques qu'on souhaitait voir adopter par tous, de stimuler l'émulation chez les cultivateurs, bref, d'encourager l'agriculture.
Trois-Rivières se porta donc candidate, en 1855, pour 1'exposition de 1856, qu'elle désirait tenir sur le coteau. En compétition avec Saint-André-d'Argenteuil, elle sut faire valoir sa localisation au milieu de comtés populeux, la fertilité des campagnes environnantes et la facilité d'accès que lui procuraient les voies de communication. Pour emporter la décision, Trois-Rivières accorda un octroi de 250 dollars à 1'Association d'agriculture du Bas-Canada. L'exposition provinciale, prévue pour une durée de trois jours, s'ouvrit le 17 septembre, sur le site du futur cimetière Saint-Louis.